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Publié le 10 novembre 2016

Election consulaire du 13 novembre : un scrutin, deux enjeux majeurs

« Election consulaire de la Chambre de commerce et d’Industrie du Burkina (CCIB) : quelles solutions pour concilier les positions des acteurs opposés ? », c’est autour de ce thème que la dernière rencontre mensuelle du Réseau d’initiatives de journalistes (RIJ) s’est déroulée, le vendredi 4 novembre 2016 au Centre national de presse Norbert Zongo. Au cours de cette rencontre, Martin Sawadogo, le représentant de l’Association des professionnels de l’industrie, du commerce, des services pour l’assainissement de l’économie burkinabè (APICS-AEB), a indiqué que l’élan des acteurs du processus élection est cristallisé par la gestion du futur port sec de Ouagadougou et le contrôle de la plateforme de pré-dédouanement dénommée SYLVIE.
A la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina, « il y a énormément d’argent ». Telle est du moins, la conviction de Martin Sawadogo qui entend ainsi répondre à ceux qui « disent qu’il n’y a pas d’argent à la Chambre de commerce ». A en croire M. Sawadogo, le seul port sec de Bobo rapporte environ 7 milliards de FCFA par an.
Un autre port sec, celui de Ouagadougou qui abritera le centre dédouanement "Ouaga Inter" et dont la construction - à coût de 80 milliards entièrement acquis depuis 2014 – aurait été perturbée par la survenue de l’insurrection populaire de fin octobre 2014, rapportera 20 milliards par an, selon Martin Sawadogo. Pour lui, la gestion de ce futur port sec constitue le premier enjeu de l’élection consulaire du 13 novembre. Et ce, d’autant plus qu’à partir de 2018, le Burkina va adopter la « containerisation intégrale des marchandises » de sorte que tous les articles en transit devront être mis dans des containers qui seront logés au niveau de ce port.
En plus de la gestion de ce port, la plateforme SYLVIE constitue un autre enjeu des plus majeurs. Aux dires de Martin Sawadogo, le contrôle de cette plateforme de pré-dédouanement cristallise les penchants pour la présidence de la Chambre de commerce. A en croire M. Sawadogo, cette plateforme a été conçue à l’origine (sous l’ère Compaoré) pour être logée au sein de la Chambre de commerce. Et sa conviction à lui, c’est que si l’élection consulaire se tient dans son format actuel, ce sont les concepteurs - qualifiés de « galaxie Bolloré » - de cette plateforme qui dirigeront la Chambre de commerce avec une forte possibilité de réussir le contrôle ladite plateforme. « Si les élections se passent actuellement, il n’y a pas de miracle ; c’est la galaxie Bolloré (entreprise française, Ndlr) qui va imposer son président de la Chambre de commerce parce qu’elle aura le maximum d’élus consulaires », prévient Martin Sawadogo.
Emergence de trois tendances par rapport au processus électoral
Ce qui, selon lui, sera regrettable. D’où, l’émergence de « trois tendances par rapport au processus électoral en cours : la première tendance, c’est ceux qui disent "allons aux élections" sans rien comprendre ou parce que des promesses leur ont été faites ; la deuxième tendance, c’est ceux qui y sont déjà, c’est-à-dire les 22 membres (sans Alizèta Gando) de l’exécutif sortant qui a tout intérêt à ce que ces élections se tiennent maintenant ; et la troisième tendance est celle qualifiée de belliqueuse, constituée de gens qui veulent la transparence en exigeant l’audit de la Chambre de commerce ainsi que le rééquilibrage de la répartition des sièges avant la tenue des élections ».
Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il y a des divergences entre les acteurs du milieu économique burkinabè quant à l’élection consulaire du 13 novembre. Une élection voulue pour doter la Chambre de commerce d’une nouvelle équipe dirigeante à travers la mise en jeu de 151 sièges.
C’est inquiet des suites de telles divergences et connaissant pleinement la place de la Chambre de commerce et d’industrie dans l’économie nationale, que le RIJ a entendu – à travers sa rencontre mensuelle – apporter sa contribution pour l’instauration d’un climat propice au rayonnement de cette Chambre disposant de terminaux portuaires (notamment au Ghana, en Côte-d’Ivoire, au Bénin, au Togo) où elle entrepose les marchandises d’opérateurs économiques burkinabè.